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Pour
tracter, il y a un élément indispensable auquel on ne prête bien souvent
pas assez d'importance, c'est l'attelage. Constitué de trois éléments
distincts mais étroitement complémentaires, la ferrure, la « boule » et
la tête d'attelage, c'est le point de liaison qui assure à l'ensemble
composé du véhicule et de la remorque sécurité et confort de conduite.
La ferrure
La
ferrure est la pièce métallique qui, vissée au châssis de votre véhicule,
permettra de fixer le col de cygne ou la rotule et la prise électrique du
faisceau d'attelage. Cette pièce, d'importance primordiale, est propre à
chaque véhicule. Son ancrage se fait suivant des points définis par le
constructeur qui diffèrent suivant les châssis des véhicules. Ces points
d'ancrage sont déterminés par les ingénieurs pour que les contraintes liées
à la traction n'entraînent pas de déformation ou tension du châssis et
de la caisse. C'est pourquoi le millésime est toujours demandé en même
temps que le modèle et la marque : la ferrure universelle n'existe pas.
Depuis le 5 septembre 1997, la pose d'attelage est réglementée sur les véhicules
de moins de 3.5t mis en circulation depuis le 1er janvier 1997. Cet élément
doit être dûment homologué et répondre à la norme européenne 94/20 CE.
Comme nul n'est censé ignorer la loi, c'est votre responsabilité
qui sera engagée en cas d'accident si votre attelage ne respecte pas la réglementation
en vigueur.
La norme tient en 4 points principaux.
Tout d'abord, la ferrure doit être fixée conformément aux points d'ancrage définis par le constructeur.
Deuxièmement, l'attelage doit avoir passé avec succès les tests de traction et torsion.
Ensuite il doit respecter les dimensions concernant l'encombrement de la rotule en hauteur, en dépassement et en distance par rapport au bouclier arrière du véhicule.
Quatrième
point, il doit comporter une plaque comprenant les mentions obligatoires
d'homologation conformément à la norme 94/20 CE.
Parmi les valeurs indiquées,
on en trouve deux intéressantes à connaître et à respecter: la masse
tractable et le poids
maximum admis sur la boule. La masse tractable ou « valeur
d'accouplement » admise en traction, correspond à la masse maximum «
supportable » par l'attelage en traction. En conséquence, il peut être
supérieur au poids tractable inscrit sur la carte grise du véhicule. Le
poids maximum admis sur la boule correspond lui à la pression maximum, à
la verticale, exercée par le timon de la remorque (mesure prise à l'arrêt).
Cette mesure est déterminée conjointement par le constructeur de la
voiture et par le fabricant de l'attelage, pour éviter un surpoids qui écraserait
l'arrière du véhicule, endommageant les suspensions et parallèlement
nuisant à la tenue de route. Il est donc toujours nécessaire de bien répartir
le chargement dans la remorque pour que le poids au niveau du timon
soit conforme. Pour cela vous pouvez utiliser un balance domestique ou un pèse-flèche.
Attention si vous montez un porte-vélo ou un autre accessoire sur
l'attelage, vous devez tenir compte de ce poids et l'ajouter à celui du
timon de la remorque. A cette ferrure s'adapte ensuite soit un col de cygne
démontable ou non, système moderne et très esthétique, soit une rotule
boulonnée sur une platine, système plus ancien mais encore très répandu
car moins coûteux. A noter que la rotule, usuellement appelée boule, doit
avoir un diamètre réglementaire de 50mm.
La tête d'attelage
Côté
remorque, le choix est simple. Un seul système de crochet existe. Les différences
se font sur la charge tractable, sur la présence d'un témoin de
verrouillage ou d'un antivol à clé intégré. Cependant il peut aussi être
remplacé par un crochet doté d'un antilacet à friction. Deux marques se
partagent ce marché : Alko et Winterhoff. Les différents modèles proposés
se basent sur le même principe de fonctionnement à savoir un serrage énergique
de la boule. Deux voir quatre (sur l'Alko AKS 3004) pastilles ferrodo, matériau
identique aux plaquettes de frein de votre voiture, viennent serrer
fortement la boule d'attelage contenant ainsi les mouvements d'avant en arrière
et/ou de gauche à droite de l'attelage. Ce système permet de limiter
fortement les mises en lacets et les mouvements parasites de la remorque.
Ces anti-lacets, d'un coût peu élevé apportent un gain de sécurité et
de confort de conduite non négligeable.
Le branchement
Dernier
point, l'alimentation électrique de la remorque. Chaque véhicule dispose
de son faisceau électrique spécifique. Aujourd'hui, avec le multiplexage
qui existe dans les voitures modernes, il est hasardeux voire dangereux de
« bricoler » un branchement électrique. Il est préférable voire
indispensable de faire
monter le faisceau par un professionnel. Lui seul sera à même de
monter de manière adéquate le faisceau spécifique. Pour relier la
remorque à la voiture, il faut une prise. Trois types se trouvent sur le
marché. Pour les remorques, c'est la prise 7 broches qui équipe la majorité
du parc. Il permet de transmettre les fonctions de base, feux clignotants,
stop et feux de brouillard, du véhicule à la remorque. Malgré tout, ce
système ne permet pas de disposer de feu de recul ni d'une alimentation 12V
permanente dans la remorque (utile pour les vans ou les caravanes). Pour
cela, il faut une prise 13 broches, type Jaeger, ou 6+7 broches Multicon (ou
Feder). Cette dernière est également compatible avec un socle 7 broches
puisqu'elle reprend les 7 broches auxquelles sont associées 6 autres
contacts.


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